International

L'INS2I participe depuis longtemps à un réseau serré de laboratoires issus des pays phares en sciences de l’information. Il tisse désormais des liens étroits avec les acteurs de la recherche des pays émergents, renforçant ainsi sa position au sein d’une science mondialisée.

L'INS2I à l'international

Grâce aux outils de coopération mis en place par le CNRS, les chercheurs de l’INS2I travaillent en collaboration avec des laboratoires en sciences de l’information sur tous les continents.

Avec ses bureaux et ses Unités mixtes internationales (UMI), le CNRS est l’un des rares organismes de recherche au monde à disposer de représentations permanentes et de structures de recherche pérennes à l’étranger. Pour collaborer avec leurs homologues les chercheurs de l’INS2I mettent à profit les outils de coopération à leur disposition. L’institut est ainsi impliqué dans :

  • 5 unités mixtes internationales (UMI) - Inde, Israël, Japon, Mexique, Singapour
  • 9 laboratoires internationaux associés (LIA) - Argentine, Australie, Canada, Chine, États-Unis, Italie, Maroc, République tchèque
  • 4 réseaux de recherche internationaux (IRN, anciennement GDRI) - Europe, Brésil

Comme les autres instituts du CNRS, l’INS2I bénéficie aussi du soutien de la Direction Europe de la recherche et coopération internationale (Derci) pour accompagner son développement international.

Voir le site de la Derci

Encourager la mobilité des chercheurs

Parallèlement à la mise en place de ces structures, l’INS2I encourage les chercheurs et les enseignants-chercheurs de ses laboratoires à effectuer des séjours de moyenne ou de longue durée à l’étranger. Chaque année, une douzaine d’entre eux sont ainsi affectés pour une période de six mois à deux ans dans les unités mixtes internationales.

Découvrez les témoignages de deux chercheurs ayant vécu une expérience de mobilité internationale :

Yann Ponty : « Naviguer entre la France et le Canada a été extrêmement dynamisant »

Guillaume Chapuy : « S’expatrier est une autre forme de remise en question »

Intensifier les partenariats avec les pays émergents

Dans les pays à forte croissance, comme l’Inde, le Mexique ou Singapour, l’INS2I participe sur place au développement de la recherche et à la formation des jeunes doctorants.

L’INS2I est également présent dans les pays en développement avec le laboratoire international associé Datanet pour la recherche sur le big data au Maroc et l’IRN (ex-GDRI) Sciences du Web au Brésil. De nombreux projets internationaux de coopération scientifique (PICS) et des projets de recherche communs (PRC) favorisent également les échanges entre les universités et les laboratoires étrangers.

Unités Mixtes Internationales

Les unités mixtes internationales sont des laboratoires semblables à ceux que l’on rencontre dans les universités ou les organismes de recherche.

Localisée sur un site unique, en France ou à l’étranger, elles regroupent des chercheurs, des étudiants et des post-docs affectés au CNRS et au sein de l’institution partenaire étrangère.

FILOFOCS en Israël

L’UMI French-Israeli Laboratory on Foundations of Computer Science (FILOFOCS) est créée pour cinq ans (2019-2023) et associe cinq partenaires français et israéliens dans le domaine de l’informatique fondamentale. FILOFOCS regroupe des chercheurs de l’Institut de Recherche en Informatique Fondamentale (IRIF - CNRS/Université Paris-Diderot), laboratoire commun au CNRS et à l’Université Paris Diderot travaillant dans le domaine de l’informatique théorique, ainsi que des chercheurs de trois des principales institutions scientifiques israéliennes dans ce domaine : l’université de Tel Aviv, l’université hébraïque de Jérusalem et l’Institut Weizmann des sciences.

Voir aussi :

Ipal à Singapour

logo ipal

L’UMI Image & Pervasive Access Lab (Ipal) s’intéresse à l’imagerie biomédicale, aux accès pervasifs, à la gestion et à l’amélioration du cadre de vie.

Ipal (UMI2955) associe le CNRS, l’Institut Télécom, l’Université Grenoble Alpes, l’agence A*STAR et la National University of Singapore (NUS).

Mots-clés : imagerie biomédicale ; accès pervasifs ; gestion et amélioration du cadre de vie ; smart cities.

JFLI au Japon

jfli

Depuis 2012, le Japanese-French Laboratory for Informatics constitue un hub pour les coopérations à distance entre la France et le Japon. Cette unité mixte internationale organise des workshops réguliers et accueille des chercheurs dans la capitale japonaise pour de courts séjours, comme pour de plus longues résidences.

Les recherches menées au JFLI couvrent un grand nombre de domaines : réseaux de nouvelle génération et Internet du futur, cryptographie, calcul haute performance, logiciel, modèles de programmation et méthodes formelles, réalité virtuelle, multimédia, informatique quantique, etc.

Le JFLI succède au laboratoire international associé (LIA) du même nom, créé en 2009. Il associe le CNRS, Sorbonne Université, Inria, et côté japonais : la Graduate School of Information Science and Technology de l’Université de Tokyo, le National Institute of Informatics (NII) de Tokyo et l’Université de Keio.

Voir le site du JFLI

Lafmia au Mexique

logo lafmia

Le laboratoire franco-mexicain d’informatique et d’automatique (Lafmia) conduit des recherches dans les domaines de l’informatique (systèmes pervasifs et gestion de ressources multi-échelles ; metaheuristique bio-inspirée) et de l’automatique (contrôle de systèmes dynamiques).

Lafmia (UMI3175) associe l’Institut Polytechnique de Grenoble, l’Université Grenoble Alpes, l’Université de Technologie Compiègne, le Research and Advanced Studies Centre of the Mexican Politechnic Institute (CINVESTAV) et le Mexican Council of Science and Technology (CONACyT).

Mots-clés : systèmes pervasifs et gestion de ressources multi-échelles ; métaheuristique bio-inspirée ; contrôle de systèmes dynamiques.

Voir aussi : Renouvellement de l’Unité Mixte Internationale franco-mexicaine LAFMIA

ReLaX en Inde

relax

Créé en 2017, le Research Lab in Computer Science (ReLaX) à Chennai, capitale de l’État du Tamil Nadu dans le Sud de l'Inde, sert de plate-forme aux relations franco-indiennes en informatique théorique (algorithmique, logique, combinatoire, modèles du calcul et complexité, en plus des méthodes formelles) et à ses applications directes comme la vérification, les systèmes distribués ou la science des données.

Ouverte aux interactions naturelles avec les mathématiques, cette unité mixte internationale favorise aussi les collaborations industrielles avec des entreprises françaises et indiennes.

ReLaX associe le CNRS, l’École normale de Cachan, l’Université de Bordeaux, l’Indian Institute of Sciences (IISc), le Chennai Mathematical Institute (CMI) et l’Institute of Mathematical Sciences (IMSc). Ce laboratoire est l’aboutissement de plus de quinze ans d’échanges entre les équipes de recherche des deux pays en informatique.

Voir le site de ReLaX

Laboratoires Internationaux Associés

Un LIA est un laboratoire sans murs qui associe des équipes d’un laboratoire affilié au CNRS et d’un laboratoire d’un autre pays.

Ces laboratoires mettent en commun, pendant une durée de 4 ans éventuellement renouvelable une fois, des ressources humaines et matérielles pour réaliser un programme défini conjointement. Avec 9 LIA, l’INS2I a mis en place des collaborations stratégiques en Argentine, en Australie, au Canada, en Chine, aux États-Unis, en Italie, au Maroc et en République tchèque.

DATANET au Maroc

Les recherches menées dans le cadre du LIA DATANET concernent la fouille de données massives d’une part, et la gestion des recommandations des réseaux sociaux d’autre part, avec des applications dans le domaine de l’environnement, de la santé, de la gestion de l’énergie et de l’étude des langues.

Créé au 1er janvier 2015, DATANET associe le CNRS et l’Université de Lorraine pour le Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications (Loria - CNRS/Université de Lorraine/Inria), l’Université Al Akhawayn (AUI), le Centre National de la Recherche Scientifique et Technique (CNRST), l’École Nationale Supérieure d’informatique et Analyse des Systèmes (ENSIAS), la Faculté des Sciences et Techniques de Tanger (FST-Tanger), l’Institut National des Postes et Télécommunications (INPT) et l’Université Internationale de Rabat (UIR).

Mots-clés : fouille de données, découverte de connaissances dans des masses de données (DCMD), analyse formelle de concepts, parallélisation des algorithmes DCMD, réseaux à grande échelle, modélisation stochastique et évaluation des performances, réseaux intelligents, changement climatique et catastrophes naturelles, réseaux sociaux avec un focus plus spécifique sur le monde arabe et ses dialectes, management des recommandations des réseaux sociaux.

Voir l'article "Signature du LIA DATANET" sur le site du LORIA

Geodesic en Australie

Geodesic

Le LIA Geometry Driven Signal and Image Processing Lab (GEODESIC) axe ses recherches autour de la géométrie dans le traitement du signal. En particulier, les travaux se concentrent autour de l’utilisation d’outils de géométrie différentielle, d’analyse harmonique non-commutative et de théorie des graphes pour le traitement du signal et des images. Le programme scientifique se divise en trois grands thèmes : le traitement du signal adaptatif sur les variétés différentielles, le traitement du signal non-commutatif et le traitement de l’information sur les graphes.

Créé le 1er janvier 2017, GEODESIC associe le CNRS, l’Université Grenoble-Alpes et Grenoble-INP pour le laboratoire Grenoble Image, Parole, Signal, Automatique (GIPSA-lab - CNRS/Grenoble INP/Université Grenoble Alpes) et l’Université de Melbourne

Mots-clés : traitement du signal, processus stochastiques sur les groupes et les variétés différentielles, analyse harmonique, traitement de l’information dans les réseaux de capteurs, inférence sur les graphes, méthodologies pour le traitement des masses de données, application en physique (imagerie des milieux amorphes et aléatoires, imagerie X à particules simples) et neurosciences.

Sinfin en Argentine

Sinfin

Les recherches menées dans le cadre du laboratoire INformatique Fondamentale, logIque, laNgages, vérIfication et Systèmes (Sinfin) portent sur l’utilisation de méthodes formelles dans la mise en oeuvre de théories et d’outils automatiques servant à la modélisation, la vérification et le développement de logiciels complexes.

Créé en 2019, Sinfin succède au LIA Infinis qui avait débuté en 2011. Il associe le CNRS, l’Université Paris Diderot, le Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas (CONICET) et l’Université de Buenos Aires.

Mots-clés : informatique fondamentale, Logique, Langages, Vérification et Systèmes

Voir l'actualité : "Signature de renouvellement du LIA INFINIS"

Lafisi en Italie

lafisi

Le Laboratoire franco-italien de recherche sur les systèmes intégrés matériel-logiciel (Lafisi) a pour but de promouvoir les recherches franco-italiennes dans le domaine des systèmes intégrés matériel-logiciel, en ciblant les aspects liés au test et à la tolérance aux fautes de ces systèmes. Les applications envisagées concernent les processeurs pour unités de calcul ou les systèmes sur puce pour de la téléphonie mobile, les systèmes embarqués pour le domaine spatial, le domaine médical, l’avionique ou le secteur automobile.

Créé en 2013, Lafisi associe le CNRS, l’Université Montpellier 2 et le Politecnico di Torino.

Mots-clés : circuits intégrés matériel-logiciel, test, tolérance aux fautes

ROI-TML au Canada

Le Laboratoire International Associé (LIA) Recherche Opérationnelle et Informatique en Transport, Mobilité et Logistique (ROI-TML) s’intéresse aux problèmes d’optimisation (discrets et/ou continus) issus du transport moderne et durable, conjuguant le déplacement des marchandises et la mobilité des personnes.

Créé en 2016, le LIA ROI-TML associe le CNRS et l’Université Valenciennes Hainaut-Cambrésis pour le Laboratoire d’Automatique, de Mécanique et d’Informatique Industrielles et Humaines (LAMIH - CNRS/Université Valenciennes Hainaut-Cambrésis), et le Centre interuniversitaire de recherche sur les réseaux d’entreprise, la logistique et le transport (CIRRELT - Université de Montréal).

Mots-clés : recherche opérationnelle, transport, mobilité, logistique

Voir aussi : Signature du LIA ROI-TLM

SCSD-FCLAB en Chine

Le laboratoire pour l’informatique, la modélisation et l’optimisation des systèmes du développement durable (SCSD-FCLAB) développe des travaux de recherche en intelligence pour le développement durable. Ces travaux concernent plus particulièrement la conception de systèmes et services d’aide au suivi de l’environnement et à la mobilité des biens et des personnes, en milieu urbain, péri-urbain ou rural.

Créé en 2012, SCSD-FCLAB associe le CNRS, l’Université d’Auvergne Clermont Ferrand I, l’Université Blaise Pascal Clermont Ferrand II, l’École nationale supérieure des Mines de Saint-Étienne, l’Université de Bordeaux, l’Institut polytechnique de Bordeaux et l’Université technologique de Harbin (HIT).

Mots-clés : systèmes d’acquisition de données, filtrage et gestion de données, interopérabilité, services web

Smart Grids au Canada

Le LIA Smart Grids (De l’idée à la réalité du Smart Grid : contrôle et communication pour les réseaux de distribution d’électricité) se place à l’interface des réseaux de communication et d’électricité. Les recherches qu’il conduit abordent deux thèmes principaux : d’une part, le passage à l’échelle dans la transmission d’information qu’engendre l’évolution des réseaux d’énergie et, d’autre part, la réutilisation adaptée des outils mathématiques utilisés dans les réseaux de communication pour la commande ou la modélisation d’énergie. Ce LIA présente l’originalité de confronter connaissances théoriques et pratique courante du milieu industriel.

Créé en 2014, Smart Grids associe le CNRS, Supélec et, côté canadien, l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) et l’Université McGill regroupés sous l’appellation Sytacom.

Mots-clés : Réseaux intelligents de distribution d’électricité. Télécommunications, sécurité, commande, modélisation.

Struco en République tchèque

struco

Les recherches menées dans le cadre du laboratoire Structures in Combinatorics (Struco) portent sur la théorie des graphes, la combinatoire et les mathématiques discrètes.

Struco associe le CNRS, l’Université Paris Diderot et l’Université Karlova à Prague.

Mots-clés : théorie des graphes, combinatoire, mathématiques discrètes

Joint Montpellier Stanford Laboratory aux États-Unis

Création en 2019, présentation à venir

International Research Networks

Un Réseau de Recherche International associe plusieurs partenaires français et étrangers, créant ainsi un forum bénéfique aux échanges scientifiques sur un thème déterminé.

Chaque IRN regroupe en principe 1 à 3 laboratoires par pays pour une durée de 5 ans renouvelable, et est doté d’un comité de coordination. L’INS2I compte actuellement 4 IRN avec différents pays d’Europe et avec le Brésil.

Alea

Créé en 2015, l'IRN Alea réunit des chercheurs sur les structures aléatoires discrètes issus de différents domaines : informatique, mathématiques discrètes, probabilités, physique statistique, bio-informatique . Dans ce contexte multidisciplinaire, l’objectif est d’élaborer des méthodes pour quantifier les aléas et analyser les propriétés statistiques des structures combinatoires fondamentales.

Alea associe :

  • En France : le CNRS, Sorbonne Université, l’Université Paris 13, l’Université Versailles Saint-Quentin en Yvelines, l’Université de Bordeaux, Bordeaux INP
  • En Autriche : Technische Universität Wien
  • En Suède : Royal Institute of Technology
  • En Grande-Bretagne : University of Oxford
  • En Allemagne : Ludwig-Maximilians-Universität München

Logique linéaire

Créé en 2015, l'IRN Logique linéaire est un réseau visant à organiser et coordonner la recherche entre la France et l’Italie sur de nombreux aspects de la sémantique des langages de programmation et de théorie de la preuve. La logique linéaire est maintenant un outil essentiel dans la sémantique dénotationnelle, dans la théorie des langages de programmation, de la concurrence, de la complexité, des méthodes formelles, etc.

Logique linéaire associe :

  • En France : le CNRS, l’Université Paris-Diderot, Aix-Marseille Université, l’École Centrale de Marseille, l’École Normale Supérieure de Lyon, l’Université Claude Bernard
  • En Italie : Instituto Nazionale di Alta Matematica, Università degli Studi « Roma Tre », Alma Mater Studiorum – Università di Bologna et Università degli Studi di Torino.

Mots-clés : logique linéaire, langages de programmation

Actualité de présentation du GDRI du 22 mars 2016

Sciences du Web

Créé en 2012, l'IRN Sciences du Web vise à créer un réseau de recherche franco-brésilien dans le domaine de la science du Web. Il couvre différentes thématiques liées à la gestion et au traitement des ressources (données, applications, etc.) hétérogènes stockées ou déployées sur des millions de sites Web.

Sciences du Web associe :

  • En France : le CNRS, l’Université Paul Sabatier, l’Université Toulouse 1, l’Université Le Mirail, l’INP Toulouse, Sorbonne Université, l’Université Grenoble Alpes, l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, l’Université d’Avignon, l’Université Blaise Pascal
  • Au Brésil : le Brazilian Institute for Web Science Research, le Departamento de Informática - PUC-Rio (Project Coordination), le Programa de Engenharia de Sistemas e Computação - UFR, l’Instituto de Computação - UNICAMP, l’Instituto de Computação - UFF, et le Departamento de Computação - UFC.

Mots-clés : Science du Web, médias sociaux, Web sémantique, gestion de données.

SpaDisco

IRN créé en 2017. Page à venir.