Recherche

Champ scientifique aux méthodes expérimentales et aux fondements théoriques en constante évolution, les sciences de l’information irriguent toute la recherche. Grâce notamment au calcul intensif, l’INS2I occupe une place centrale dans l’émergence de nouveaux domaines d’études souvent situés à la croisée de plusieurs disciplines.

Thématiques

La recherche en sciences de l’information couvre un vaste champ thématique qui ne cesse de s’étendre au contact des autres disciplines et du monde socio-économique.

Qu’ils soient au cœur de la discipline ou aux interfaces, les axes de recherche évoluent et se diversifient.

Des axes de recherches au cœur des sciences de l'information...

  •  Informatique fondamentale et algorithmique ;
  •  Sciences des données et des connaissances ;
  •  Sécurité et protection des informations ;
  •  Réseaux et systèmes (objets communicants, calcul distribué) ;
  •  Traitement du signal, des images, du langage ;
  •  Systèmes autonomes et interactifs (robotique, interaction humain-machine, modélisation, commande et observation des systèmes) ;
  •  Systèmes sur puce et systèmes embarqués.

... et aux interfaces avec les autres disciplines

L’interdisciplinarité est au cœur des activités de l’INS2I. De nouveaux axes de recherche émergent à l’interface des autres disciplines et peuvent, à l’image de la bio-informatique, constituer des thématiques à part entière, avec leurs propres objets de recherche. Les axes suivants sont d’ores et déjà investis avec une approche multidisciplinaire :

  • Bio-informatique ;
  • Astro-informatique ;
  • Modèles de calcul quantique ;
  • Modélisation du cerveau ;
  • Cognition et interaction ;
  • Usine du futur et modélisation de processus industriels ;
  • Ville du futur et aide et systèmes d’aides aux décisions complexes.

 

Actions transverses

L’institut mobilise les forces de ses laboratoires autours d’enjeux transversaux correspondant à des priorités nationales de recherche, en autres la cybersécurité, l'IA et l'informatique quantique.

 

Le calcul intensif : un pari sur la performance

Le calcul haute performance pour la simulation numérique et le traitement de grandes masses de données, aussi appelé calcul intensif ou analyse de données haute performance, constitue un enjeu stratégique pour la production de nouvelles connaissances scientifiques. De la structuration de ce domaine dépendent la compétitivité et l’attractivité scientifiques du CNRS, et plus généralement de la communauté académique française.

Dans toutes les disciplines, le calcul intensif est devenu indispensable pour produire de nouvelles connaissances. Les moyens considérables qu’il requiert implique la collaboration de nombreux acteurs de la recherche.

L'Institut du développement et des ressources en informatique scientifique (Idris)

Situé sur le campus de l'Université Paris-Sud à Orsay, l’Idris est le principal centre de calcul numérique intensif de très haute performance du CNRS. Grâce aux investissments réalisés par le Genci, cette unité propre de service sous tutelle de l’INS2I met ses ressources informatiques exceptionnelles à la disposition de la communauté scientifique publique. Depuis 2013, l’Idris bénéficie notamment de la puissance de calcul des superordinateurs Ada et Turing qui vont être renouvelés en 2018.

Voir le site de l'Idris

La Mission calcul–données (MiCaDo)

L’INS2I joue un rôle de premier plan dans la Mission calcul–données (MiCaDo) qui met en œuvre la politique du CNRS en matière de calcul haute performance, de grilles, de cloud et d’infrastructures de données massives. MiCaDo veille en particulier à construire une stratégie conjointe avec les partenaires du CNRS et assurer sa cohérence avec les actions nationales et internationales.

Voir le site de la MiCaDo

Télécharger le livre Blanc sur les données

Le Grand équipement national de calcul intensif (Genci)

L’INS2I élabore sa stratégie en matière de calcul intensif en concertation avec le CEA, Inria et les pôles universitaires, au sein du Grand équipement national de calcul intensif (Genci). Cette très grande infrastructure de recherche (TGIR) assure la maîtrise d'ouvrage des moyens de calcul nationaux répartis dans trois centres de calcul à Bruyères-le-Châtel, Montpellier et Orsay.

Voir le site du Genci

L’intelligence artificielle : la connaissance est dans les données, l’intelligence dans les algorithmes

Thème moteur ayant accompagné le développement de l’informatique, l’intelligence artificielle (IA) a connu récemment un essor spectaculaire grâce au développement de nouveaux algorithmes d’apprentissage exploitant les très grandes masses de données et les architectures de calcul intensif. Au-delà de l’apprentissage qui cristallise les espoirs et les interrogations, la recherche en IA couvre une large palette de thématiques nourries par de nouveaux domaines d’application comme la robotique et l’interaction humain-machine, la voiture autonome, les jeux sérieux et l’aide à la décision, le contrôle et la commande de systèmes industriels complexes, la santé personnalisée, le traitement des langues et l’analyse de textes, l’observation et la compréhension de l’univers, etc.

Fort d’une communauté large et visible au niveau international, l’INS2I est l’un des principaux partenaires des initiatives nationales lancées autour de l’IA, tant en ce qui concerne le pilotage scientifique, la structuration, que pour le développement d'infrastructures de calcul spécifiques à l’IA.

Pour animer la communauté scientifique de ses laboratoires, l’Institut a créé un groupement de recherche (GDR) sur les aspects fondamentaux de l’intelligence artificielle. Ce GDR, dirigé par Sébastien Konieczny, du Centre de Recherche en Informatique de Lens, participe également à veille scientifique et aux débats nationaux autour de l’intelligence artificielle.

 

Le site du GDR IA

Sébastien Konieczny : "Réunir la communauté IA par l’animation transversale de ce GdR"

La cyber-sécurité : une exigence pour préserver la liberté et la démocratie

Si le développement de la société numérique contribue au bien-être du citoyen et à la fluidité de ses échanges avec les pouvoirs publics et le secteur économique, la multiplication des canaux de communication (Internet des objets, maison connectée, voiture autonome, robots domestiques, capteurs ambiants…) introduit des fragilités qui peuvent menacer la vie privée et mettre en danger le secteur industriel et la puissance publique. L’INS2I est un acteur majeur dans la recherche et l’innovation sur la protection des données, la sécurité des réseaux et des transactions, la cryptographie et la lutte contre les intrusions dans les systèmes informatiques sensibles.

La communauté « sécurité » française est actuellement segmentée en différentes sous-communautés dotées d’autant d’instruments d’animation différents. Dans ce contexte, le préGDR Sécurité doit permettre de rassembler une communauté scientifique unifiée autour de tous les aspects de la sécurité informatique, tels que la cryptologie et le codage, la vérification, les questions de vie privée, l’étude des vulnérabilités et des mécanismes de protection, la sécurité matérielle, etc.

Le site du préGDR Sécurité Informatique

Gildas Avoine : "C’est à la communauté de s’approprier ce préGDR Sécurité"

Plateformes

L'Institut conduit des actions pérennes de structuration de la communauté nationale de recherche en sciences de l’information, notamment grâce aux plateformes de recherche.

L’INS2I garantit un accès à des moyens de recherche performants, tant matériels que logiciels, à travers le développement de plateformes de recherche mutualisées et dotées de personnels de support.

Exemples de plateformes soutenues par l'Institut

digiscope

Digiscope est une infrastructure unique composée de dix plateformes de visualisation interactive et collaborative interconnectées par un réseau de téléprésence. Ces plateformes sont installées et opérationnelles sur le campus de l’Université Paris-Saclay chez les différents partenaires du projet : deux universités (Paris-Sud et Versailles Saint-Quentin), trois écoles (CentraleSupelec, ENS Paris-Saclay et Telecom ParisTech) et trois organismes de recherche (CEA, CNRS, Inria). Ces plateformes sont de trois types : des équipements immersifs de type CAVE, des « powerwalls » permettant la visualisation de données 3D en stéréoscopie, et enfin des « hyperwalls » de très haute résolution.

Digiscope est un « équipement d’excellence » financé dans le cadre des investissements d’avenir.

"Visualiser en grand avec Digiscope"  (film de CNRS le Journal du 08/11/2018)

Site de la plateforme Digiscope

 

 

fit

FIT, pour Future Internet Testing Facility est une infrastructure ouverte de test à large échelle, pour les systèmes et les applications de communication en réseaux, mise à disposition des chercheurs, des acteurs l'enseignement supérieur et des partenaires industriels, portée par le CNRS, Inria, Institut Mines Télécom, l'Université de Strasbourg et l'Université Pierre et Marie Curie (UPMC).

FIT est un « équipement d’excellence » financé dans le cadre des investissements d’avenir.

Site de la plateforme FIT

 

robotex

Robotex est un réseau national de plateformes expérimentales qui offre aux chercheurs en robotique un environnement de travail répondant aux critères internationaux de qualité les plus exigeants. Son objet est en particulier de favoriser les synergies entre les équipes de recherche et de permettre d’engager le développement de nouvelles approches méthodologiques fondées sur des coopérations pluridisciplinaires. Il doit également favoriser les synergies entre la recherche publique et le monde industriel, économique et social.

Robotex est un « équipement d’excellence » financé dans le cadre des investissements d’avenir.

Site de la plateforme Robotex

Années thématiques

Les années thématiques constituent un autre instrument de pilotage scientifique de l’INS2I.

Depuis 2015, l’INS2I met l’accent chaque année sur une thématique majeure en prise avec les grands enjeux de société. Cette démarche implique notamment le recrutement de chercheurs et le lancement d’un appel à projet exploratoire premier soutien (PEPS) en lien avec la thématique retenue, ainsi que la communication vers le grand public via des articles ou des ouvrages de vulgarisation.

2019 - Sciences de l’information et santé

Dans notre monde numérique, les sciences de l’information jouent un rôle de premier plan dans nombres de domaines, en particulier dans le domaine de la santé. Ainsi pour se limiter à quelques exemples :

  • la médecine de demain s’appuiera sur la science des données pour analyser des masses de données hétérogènes concernant les pathologies, les patients, la génomique, etc. pour proposer une approche personnalisée, préventive, prédictive et participative ;
  • l’imagerie médicale classique (EEG, IRM, échographie) s’enrichit régulièrement avec des nouvelles techniques, plus précises, plus rapides allant vers l’imagerie 3D ou 4D ;
  • la robotique devient une aide précieuse pour le chirurgien.

Bien évidemment, le développement de ces nouvelles approches requiert des travaux de recherche pluridisciplinaire mettant en jeu des chercheurs en sciences de l’information, les sciences biologiques et médicales.

L’année thématique et quelques-unes de ses différentes facettes seront illustrées par deux colloques ouverts à la société et trois conférences scientifiques, en 2019 et début 2020.

2018 - Sciences de l’information en interaction avec l’Humain

L’objectif de cette année thématique est de mettre l’accent sur le caractère primordial de l’intégration des facteurs humains dans le développement des systèmes numériques. Comment l’Humain est-il pris en compte dans la conception, le contrôle, la sécurité, le fonctionnement et l’évolution de ces systèmes ? Comment modéliser et organiser la répartition des tâches et les interactions entre humains et systèmes autonomes ? Ces questions, centrales pour l’INS2I, ont un caractère interdisciplinaire : elles concernent notamment les sciences humaines et sociales et les sciences du vivant.

L'année thématique a donné à un colloque ouvert à la société : Humain et numérique en interaction.

2017 - Objets communicants

Les objets communicants peuplent de plus en plus notre quotidien : smartphones, voitures, dispositifs de suivi d’activité physique, etc. Les données qu’ils captent, produisent et échangent, font l’objet de multiples enjeux technologiques et scientifiques, tout comme leurs contraintes spécifiques en matière de performances, de consommation énergétique et de sécurité. Les recherches dans ce domaine font naturellement appel à toute la palette des thématiques relevant de l’INS2I.

2016 - Sécurité informatique

La sécurité apparaît sous de multiples formes à l’intérieur du périmètre scientifique des sciences de l’information : cryptologie, vérification, protocoles de communication, vulnérabilités, protection des données personnelles, recherche de signaux faibles, sécurité matérielle notamment dans les systèmes embarqués, sûreté de fonctionnement, tatouage d’image et de signal, etc.

L'année thématique a donné à un colloque ouvert à la société : Sécurité informatique : mythes et réalité. Retrouvez les vidéos des interventions du colloque sur le site du GdR Sécurité.

2015 - Science des données

Les avancées technologiques sur le stockage et l’indexation de données, l’accès à des sources de données hétérogènes et massivement distribuées, l’optimisation de ces accès à l’aide d’architectures parallèles, et le haut débit des réseaux rendent possibles la fouille et l’analyse de données dans des échelles de temps acceptables. Cette année thématique a été l’occasion d’initier un projet éditorial qui s’est concrétisé en mars 2017 avec la parution de l’ouvrage collaboratif « Les Big Data à découvert » (CNRS Éditions).

Projets interdisciplinaires

L’INS2I a lancé des actions interdisciplinaires avec les autres instituts du CNRS, à travers des initiatives bilatérales ou au sein de la Mission pour les initiatives transverses et interdisciplinaires.

L’INS2I a notamment piloté deux grands défis sur les big data et la science des données (défi Mastodons) et sur le traitement d’images (défi Imag’In).

Voir le site de la MITI

Défi Grande masses de données scientifiques (Mastodons)

Action interdisciplinaire emblématique lancée en 2012, le défi Mastodons porte sur le traitement et l’exploitation de données multisources. Il a donné lieu à 22 projets de recherche et à plus de 100 publications. Des résultats significatifs ont été enregistrés en séquençage et phénotypage génomiques haut débit, en analyse de réseaux sociaux et en optimisation de requêtes sur des données astronomiques.

En savoir plus sur Mastodons

Défi Nouvelles méthodes en imagerie (Imag’In)

Depuis 2015, le défi Imag’In s’adresse aux spécialistes des capteurs et des systèmes d’imagerie complexes, aux experts du traitement de l’information et à ceux des domaines d’application. Leur collaboration permettra l’émergence de nouvelles méthodes d'imagerie destinés à de multiples domaines : physique, chimie, biologie, médecine, sciences de la Terre et de l’Univers, géographie, archéologie, etc.

En savoir plus sur Imag’In